Ben dis donc, à ce rythme-là on sera à la retraite avant de pouvoir prendre le bus…
Tu m’étonnes !
Tiens d’ailleurs, en parlant de retraite, tu l’alimentes comment toi ton PERO ?
L’apéro ?
Haha non, le PERO ! Je crois Axel qu’il est l’heure de faire un récap’.
Le PERO, c’est le Plan d’Épargne Retraite Obligatoire. Concrètement, c’est un plan d’épargne retraite mis en place au sein de votre entreprise pour VOUS. Elle alimente un compte ouvert à votre nom en effectuant des versements obligatoires. L’objectif ? Vous aider à vous constituer un complément de revenu pour votre retraite. Vous pouvez également alimenter votre PERO avec des versements volontaires. En optant pour des versements volontaires déductibles de votre revenu imposable, vous pouvez bénéficier d’une économie d’impôt, dans la limite de votre plafond d’épargne retraite. En contrepartie, une fiscalité s’appliquera lorsque vous récupérerez votre épargne retraite.
Enfin, vous avez le choix entre une gestion libre, une gestion pilotée ou une gestion par panier. Les sommes seront alors investies sur des supports de placement sélectionnés par votre entreprise, comme par exemple le fonds en euros.
Ah oui ?
Mais ce n’est pas tout ! Vous pouvez aussi, selon les accords de votre entreprise, affecter vos primes, comme par exemple l’intéressement, la participation, la prime de partage de la valeur, utiliser vos jours de repos non pris ou jours issus de votre Compte Épargne Temps (CET), et même transférer, sous conditions, l’épargne retraite acquise sur ce type de dispositif mis en place par votre précédent employeur.
C’est bon à savoir tout ça… Mais la retraite, c’est encore loin pour moi…
C’est vrai, mais des cas de déblocage anticipé existent, pour l’acquisition de la résidence principale ou en cas d’accident de la vie. Et si vous gardez votre épargne jusqu’à la retraite, vous aurez le choix : de la récupérer sous forme de capital, d’opter pour une rente sous conditions ou même de combiner les deux.
Ah ça y est, voilà le bus !
À retenir : avec mon PERO, je peux donc verser mes primes, effectuer des versements volontaires et même placer des jours de repos non pris ou issus du CET. Profiter des versements obligatoires de mon entreprise. Accéder à différents types de gestion financière et aux fonds en euros de l’assureur… Récupérer mon épargne sous forme de capital et ou de rente à mon départ en retraite ou plus tôt lors de cas de déblocage anticipé. Et tout ça dans un cadre fiscal avantageux.
Alors si un collègue vous demande un bon plan pour préparer l’avenir, dites-lui qu’il n’est jamais trop tôt pour s’intéresser au PERO.